La dématérialisation des rapports

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– Envoyé par P le 11 mars 2013

Si j’savais traverser la mer de monde, plutôt l’océan ou juste le lac devenant un étang de monde, j’marcherais sur les eaux. J’les diviserais en deux afin de…, de naviguer, de chavirer de toi.

– Lu le 12 mars 2013 par K

– Envoyé par P le 13 mars 2013

J’te demande pas si ça va bien. J’sais trop lire ton silence. En visionnant le film du gars tombé amoureux du logiciel de son téléphone, j’me questionne. Ai-je déjà vu ça? Ça me consolerait d’me rendre compte que j’suis membre de la même fiction. Mais t’es bien là. Nous n’incarnons pas des illusions. J’sais que c’est moche. C’est coincé dans un boutte de moi qui te plaît pas, comme ma première journée à la maternelle. J’sais que c’est pas le bon ça, mais il est là. Il est là pour çà. C’t’en toi. C’est de moi. Ça compose un mauvais refrain même avec des la-la-la. Sauf que ce genre de chanson te reste poigné entre les dents.

– Lu le 15 mars 2013 par K

– Envoyé par P le 15 mars 2013

J’me souviens de l’automne. D’ta tête d’enfant qui tombe sur ma petite bedaine de bière. J’me remémore le parc qui s’assombrit et le frette qui y rentre. J’avais chaud.

– Lu le 17 mars 2013 par K

– Envoyé par P le 17 mars 2013

Un p’tit feu vit dans mon ventre. Y brûle dans l’fond juste derrière mon nombril. J’sais pas trop c’est quoi cette zone de mon corps. C’est toi l’experte en anatomie. J’me souviens de la fois que tu m’as faite une prise de sang pour t’amuser. J’voulais pas vraiment au début, mais tu sais comment m’convaincre. J’pouvais pas t’dire non. Tu connais mon point faible. Tes livres de biologie te l’ont appris.

J’veux que tu me répondes. J’sais que tu peux trouver le mal qui me gruge. J’ai tant de symptômes. Ça me calcine les yeux. Ça m’étouffe. J’sens que ton p’tit brasier consume ce qui me reste de bois en moi. J’crépite. J’fais de la boucane. Mon sang tricote des caillots. Ma pression artérielle galope pis a prend le clos. C’est la paralysie quand j’pense à tout ça. Le mercure de mon thermomètre a fait partir les gicleurs. Ça n’éteint rien. Ça fait juste d’la vapeur, ça fabrique des mirages de poussière d’eau.

            – Lu le 21 mars 2013 par K

 

– Envoyé par P le 21 mars 2013          

J’angoisse. J’me dis qu’un jour ça va arriver. Tu me croiseras dans une voiture de métro ou dans le couloir d’l’école. Deux choix s’offriront à toi. Moi, j’me laisse pas bin bin de choix. Ma non-alternative se résume à te fixer tel un fantôme qu’on connait, mais qui nous hante de ravissement. Toi, tu passeras devant moi sans faire un signe, ou tu pleureras en me fuyant. De tes deux choix, aucun me procure du bien. Seul le dernier m’offre la satisfaction de ne pas être le seul à penser à nous.

– Non lu par K

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